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ALLOUTI MOKHTAR PRESIDENT APC DE MELBOU

 

Entretien du maire de melbou

Entretien réalisé par A. Gana

La Dépêche de Kabylie : Monsieur le président, vous avez tenu à vous adresser à notre journal…

Mokhtar Allouti : Oui, dans le seul but d’apporter des éclaircissements à certaines rumeurs colportées ça et là et rapportées par votre journal. 

A savoir ? 


Tout d’abord, que je n’ai pas été condamné par la justice pour une faute de gestion mais plutôt pour avoir voulu appliquer la loi.

Voulez-vous être plus explicite ?


Un citoyen qui a érigé un mur illicitement dans une zone d’extension touristique, protégée par la réglementation, tout en empiétant sur les terrains domaniaux a été mis en demeure par l’APC en 2004, suivie de trois PV d’injonction puis par l’inspecteur des domaines quatre années plus tard, le sommant de remettre le terrain en l’état initial et l’inspecteur de l’urbanisme a établi un PV d’injonction demandant sa démolition. Sur la base de ce dossier, je devais, conformément à la loi sur l’urbanisme, établir un arrêté de démolition que je devais faire exécuter après son approbation par la tutelle. C’est ce qui a été fait. 
En portant l’affaire devant la justice, ce citoyen a été débouté par le juge d’instruction qui a prononcé un non-lieu. Malgré cela, l’affaire a été quand même traitée par le tribunal lequel a prononcé mon acquittement. Ce super citoyen, non content, a fait cassation et à la cour, j’ai été condamné pour avoir détruit les arbres de son jardin. J’ai été condamné seul alors que les responsables qui ont confirmé le respect des procédures n’ont pas été inquiétés. Bref, j’ai introduit un pourvoi en cassation auprès de la cour suprême. 

Vous vous sentez en quelque sorte esseulé ? 


Absolument. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour interpeller, par le biais de votre journal, les autorités concernées pour savoir ce que doit faire un maire dans ce genre de situations. Doit-il faire appliquer la loi et se retrouver en justice ou doit-il rester les bras croisés et être traité de complice ? 

Parlons maintenant des problèmes que vous avez avec vos pairs au niveau de l’Assemblée populaire communale ?


Tout d’abord, je tiens à rappeler que ces quatre éléments ont déjà commencé à manipuler les citoyens durant la campagne électorale et après le revers du scrutin, ils sont passés à une étape supérieure, à savoir bloquer l’APC. La meilleure preuve est qu’ils ont boycotté l’installation de l’APC ainsi que la réunion devant permettre l’installation de l’exécutif avant d’assister à la deuxième réunion pour rejeter l’ordre du jour. 

Ils voulaient quoi au juste ?


Ils ont demandé ce que les électeurs ne leur ont pas donnés, ni d’ailleurs, la loi ne leur permet. Ils ont parlé d’une gestion collégiale, c'est-à-dire qu’ils se partagent tous les postes de l’exécutif au détriment des élus de notre parti. Ce que j’ai logiquement refusé. Je rappelle que notre formation, le RCD, a une majorité relative de 3 sièges sur 7 que compte notre Assemblée communale et les autres sont revenus au FFS avec 2 sièges, au RND avec un siège et un autre siège à un élu sur une liste indépendante. 

Qu’ont-ils fait par la suite ?


Ils ont saisi le wali qui a dépêché une commission de l’Inspection générale dont l’enquête a conclu au classement de l’affaire. Déçus, ils ont saisi la justice et l’enquête menée par la Gendarmerie s’est soldée par la même conclusion. 
Malgré cela, le procureur l’a envoyée en instruction et le tribunal ainsi que la cour m’ont acquitté. L’affaire est aujourd’hui pendante au niveau de la cour suprême. Cette affaire remonte à 2008, et ni le wali de l’époque ni celui qui l’a remplacé n’ont jugé utile de donner suite à leur requête. Profitant de la venue d’un nouveau wali, ils sont revenus à la charge après un mutisme de trois années. 

De quelle manière ? 


Il y a plus de deux mois de cela, ils m’ont adressé une demande de tenue d’une Assemblée tout en me fixant la date et l’ordre du jour à laquelle d’ailleurs je n’ai pas répondu car constatant son irrégularité. Deux semaines plus tard, ils me saisissent à nouveau, et là, je leur réponds pour les informer que j’ai pris acte et que je convoquerais la réunion au moment voulu conformément à l’article 61 du code communal. Ce que j’ai fait en les convoquant pour le 26 décembre, session qu’ils ont boycottés puis par le biais de l’huissier de justice je refais une autre convocation pour le 30 du même mois. Toujours absents, je leur ai envoyé une troisième convocation pour le 5 de ce mois. 

Mais entre temps, il y a eu une session de votre Assemblée le 28 décembre ? 


C’est une réunion convoquée par le chef de daïra et ayant un autre ordre du jour. Ayant eu lieu malgré son caractère illégale, j’ai fait une demande officielle au wali pour l’annulation de cette délibération. 

Nous vous laissons le soin de conclure… 


Je me demande pourquoi cet acharnement. Sont-ils élus pour travailler dans l’intérêt de la population ou est-ce l’éviction du maire qui est la priorité de leur programme. J’ai été élu par la population et non par ces quatre personnes, ni d’ailleurs par l’administration.

 

 

A. G.

 

 

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