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les chefs du fln détournés dans un avion..

AVION DES 5 CHEFS DU FLN  DETOURNE AU MAROC

Le 22 octobre 1956, l'avion d'Air Maroc, conduisant de Rabat à Tunis cinq des chefs historiques du FLN, est illégalement détourné dans l'espace international sur Alger. Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohammed Boudiaf, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf sont arrêtés et demeurent emprisonnés jusqu'en 1962. Le général Salan est nommé commandant en chef de l'armée en Algérie (15 novembre).

Une affirmation d'Al Jazira démentie par Hocine Aït Ahmed et Christiane Darbor. Selon la télévision qatarie Al Jazira, le futur Hassan II a été impliqué, en 1956, dans l'arraisonnement de l'avion des leaders du FLN durant la guerre d'Algérie. Hocine Aït Ahmed, ancien dirigeant nationaliste algérien, et Christiane Darbor, journaliste présente sur le vol marocain Rabat-Tunis détourné par la France sur Alger, démentent.

 

Le prince héritier du Maroc, le futur Hassan II, aurait été impliqué dans le détournement l'avion transportant les chefs historiques du FLN algérien. Voilà ce qu'a affirmé le journaliste égyptien Hassanine Haykal à la télévision qatarie Al Jazira, la semaine dernière.

 

« C'est un mensonge ridicule et excentrique, dont la seule fonction est de travestir les réalités », a pour sa part déclaré, lundi 26 mai, sur la télévision marocaine Médi1-Sat Hocine Aït Ahmed, l'un des cinq dirigeants nationalistes dont l'avion les transportant fut arraisonné et contraint à se poser en Algérie par les forces militaires de la France.

 

Avec Aït Ahmed, quatre dirigeants de la "Révolution" algérienne allaient ainsi être incarcérés jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie en 1962 : Mohamed khider, Mostepha Lacheraf, Mohamed Boudiaf (futur président assassiné le 29 juin 1992), Ahmed Ben Bella (premier chef de l'Etat, déposé le 19 juin 1965 par son successeur Houari Boumédiene). Jointe par téléphone à son domicile de Tunis, la journaliste Christiane Darbor, également présente dans l'avion détourné, réfute, elle aussi, la version d'Al Jazira. Elle explique que « Aït Ahmed a eu raison de rectifier. Le prince héritier n'avait pas la haute main sur l'organisation de ce voyage. »

 

Hassanin Heykal, ancien confident du président égyptien Gamal Abdel-Nasser, et ancien patron et éditorialiste du quotidien du Caire Ah Ahram, avait porté ces accusations dans une émission consacrée à l'Histoire et diffusée par la chaîne satellitaire du Qatar, très suivie dans le monde arabe et par les populations qui en sont originaires, notamment en Europe.

 

Selon M. Heykal, l'implication du jeune Moulay Hassan (27 ans, ndlr) reposerait sur le fait que, modifiant le programme initial, il aurait ordonné que les dirigeants algériens embarquent seuls pour Tunis, sans son père, le roi Mohammed V, qui allait ainsi se rendre en Tunisie à bord de son avion personnel.

 

Interrogé dans une émission de Medi1-Sat réalisée depuis l'Institut du monde arabe, à Paris, le leader du Front des forces socialistes (FFS, opposition), M. Aït Ahmed, lui a répliqué que le changement d'appareil avait eu lieu à sa demande, après qu'il eut fait état au futur Hassan II de ses « craintes » de faire « prendre des risques » au roi en le faisant voyager dans le même avion que les dirigeants algériens, recherchés par les services français.

« L'état major français du Maroc était présent sur le sol marocain, comme depuis toujours »

 

Christiane Darbor, qui travaille à l'époque au journal l'Istiqlal de l'opposant Mehdi Ben Barka, confirme cette atmosphère d'appréhensions :« Invités à accompagner les leaders algériens de Rabat à Tunis pour une rencontre maghrébine avec le président tunisien Habib Bourguiba, les journalistes étrangers, dont Tom Brady du New York Times et Eve Paret, étaient en quelque sorte des 'garanties' contre un acte que, la France étant en guerre contre le FLN, l'on pouvait craindre et qui s'est effectivement produit. »

 

Elle précise que « l'arraisonnement a eu lieu peu de temps après le décollage, au-dessus de la mer Méditerranée. Nous ne nous entendions plus parler. Nous avions tout d'abord cru traverser une zone de turbulence. Avant de comprendre que des avions français nous survolaient de près. »

 

Par la suite correspondante de l'agence United Press International au Maghreb, mais aussi du quotidien Le Monde à Tunis à la fin des années 60, Christiane Darbor dédouane le fils de Mohamed V d'une quelconque compromission avec les services secrets français dans ce détournement. Elle rappelle à cet égard que l'armée française pouvait aisément avoir accès par ses propres moyens à des informations sur le vol du DC-3 marocain. Et pour cause. « Même après l'indépendance marocaine obtenue quelques mois auparavant, en mars 1956, l'état major français du Maroc, dirigé par le général Cogny était encore présent, comme depuis toujours, sur le sol marocain. »

 

 

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