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Parc national du Djurdjura

 

Parc national du Djurdjura

A LA DECOUVERTE DU PARC NATIONAL DU DJURDJURA

 

   

                       

Avec ses 18 550 ha, le parc national du Djurdura est l’une des réserves naturelles les plus importantes d’Algérie. Créé par décret n° 83-460 du 23 juillet 1983, il s’étend d’ouest en est à califourchon sur les wilayates de Tizi Ouzou (10 295 ha) au nord et de Bouira (8 255ha) au sud en s’inscrivant dans un rectangle de 50 km de long et d’environ 3 km de large en moyenne. Il se distingue par ses massifs majestueux (Lalla khedidja : 2 308 m d’altitude, Akouker : 2 305 m d’altitude), ses larges vallées vigoureusement encaissées, ses vastes pelouses verdoyantes et ses sources pérennes qui donnent naissance à des lacs fascinants. Ce site est reconnu patrimoine mondial par l'UNESCO en 1992

 

Ce site naturel exceptionnel, d’une richesse inestimable et d’une beauté enchanteresse, avec ses paysages saisissants et inédits, sa flore luxuriante et sa faune rare et diversifiée, a, dès la fin du 19e siècle, excité la convoitise et suscité la curiosité des équipes de naturalistes et de botanistes français et, considérant son originalité, ses richesses naturelles et l’intérêt scientifique qu’il présente, le Gouverneur Général d’Algérie a fondé le 8 septembre 1925 le parc national du Djurdjura qui s’étendit alors sur une superficie de 16 500 ha.

 

 

La flore du Djurdjura est d’une grande richesse, elle compte 600 espèces. La variété des essences forestières est remarquable, ainsi toutes les grandes espèces sont présentes : le chêne vert, le chêne liège, l’érable à feuilles obtuses, l’érable de Montpellier, l’érable champêtre, le chêne zeen, le cèdre de l’Atlas, le pin noir et le pin d’Alep.

 

La diversité des milieux que présentaient ces massifs montagneux a été et demeure toujours un terrain privilégié pour une faune de grande importance. Si certaines espèces de grandes tailles, à l’instar du lion, du tigre, de la panthère, de l’ours brun, du mouflon à manchettes et bien d’autres ont disparu et ce pour diverses raisons dont la chasse aux lions menée, au siècle dernier par les colons, la politique de la terre brûlée pratiquée par la France lors de la guerre de libération nationale en bombardant régulièrement au napalm, et en pilonnant de façon intensive avec des projectiles de gros calibres ce bastion de la révolution, détruisant ainsi les nombreux habitats composés de forêts denses et continues en les réduisant de plus en plus à des îlots conditionnant dramatiquement la densité potentielle des espèces qu’ils abritent, il n’en reste pas moins que d’autres espèces, rares et variées, aussi résiduelles soient-elles, ont pu survivre et continuer tant bien que mal leurs espèces.

 

Aujourd’hui, le singe magot qui vit en colonies avec prés de 1 200 à 1 500 individus constitue la seule espèce endémique caractéristique de la région. Quant aux autres animaux sauvages, même s’ils sont très discrets, en réalité, ils sont très actifs. On rencontre l’hyène rayée, espèce rare et en voie d’extinction dans le monde, le lynx caracal, le chacal, le serval, ce félin de petite taille, ennemi juré des fermiers, la genette, le porc-épic, le renard roux, la mangouste, l’écureuil, dame belette, le lièvre, le chat sauvage, le lérot, le hérisson d’Algérie, etc.…

 

L’avifa une est également abondante et diversifiée, avec 123 espèces, le Djurdjura apparaît comme l’un des endroits les plus riches en oiseaux d’Algérie. Ces beaux massifs, très souvent abrupts et escarpés, constituent un lieu de prédilection des rapaces dont l’aigle royal, le vautour fauve, le gypaète barbu, l’aigle de Bonnelli, le hibou grand duc, la chouette effraie, l a buse féroce, le faucon crécerelle, … Et rencontrant des conditions d’altitude, de climat, de la nature du sol et de la végétation qui répondent à leurs exigences et trouvant un biotope qui correspond à leurs besoins, d’autres oiseaux encore, beaux et variés, avec de différentes tailles et des plumages multiples foisonnent : la perdrix, la grive musicienne, le pic vert, le merle, la mésange, le geai, la huppe fasciée etc., …

 

 

Les reptiles et les batraciens ne manquent pas non plus au Djurdjura, plusieurs d’entre eux se rencontrent facilement : le caméléon, le lézard acellé, la couleuvre,  la vipère, la salamandre, etc., …

 

 

Le parc national du Djurdjura, avec ses massifs auréolés de nuages et ses pelouses verdoyantes inondées de soleil, avec ses paysages pittoresques, ses gorges profondes et ses grottes fabuleuses, avec ses escarpements prestigieux et avec ses belvédères sur chaque crête importante, offre en plus de l’intérêt scientifique et écologique, des potentialités énormes dans les domaines économique, touristique, récréatif, sportif et voir médical qui restent malheureusement trop peu exploitées. Si, dans le domaine touristique, quelques infrastructures d’accueil existent à Tikdja ou à Tala Guilef, elles demeurent ce pendant très loin des objectifs attendus. Dans le cadre des sports de montagne et des loisirs (ski, alpinisme, spéléologie, randonné es pédestres et autres), les infrastructures actuelles (chalets, stations de ski, auberges de la jeunesse, refuges de haute montagne, …) sont souvent dans un état de dégradation avancée et nécessitent une remise à l’état urgente pour éviter leur effondrement. Les autres domaines restent malheureusement inexploités et attendent des jours meilleurs et avis aux promoteurs !

Il est tout de même important de rappeler que le développement de ces secteurs d’activités spécifiques à la montagne ne doit en aucun cas se réaliser aux dépens de l’équilibre écologique déjà fragile, mais au contraire, il doit s’inscrire dans les limites générales des objectifs assignés au parc national du Djurdjura à savoir : la préservation, la sauvegarde et l’amélioration des richesses naturelles existantes.

 

 

 

M. Laouari

                                   

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