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formation politique au R.C.D

r.c.d à aokas

 

Séminaire de formation politique à Aokas 

 un événement marquant

  • Le centre culturel de la ville côtière d’Aokas a abrité, durant la soirée du 10 août 2012, un séminaire de formation politique, organisé par le Bureau régional de Bgayet-Jijel pour l’ensemble de l’encadrement et du collectif militant des communes du Sahel. Cet événement, qui se voulait un hommage au militant des causes justes, le regretté Mustapha Bacha, a connu une assistance nombreuse, composée principalement de jeunes et de femmes et ce, malgré le refus de l’administration de délivrer l’autorisation pour la tenue de ce séminaire, au motif aberrant que les réunions politiques se tiendraient uniquement de 8h à 19h !

    Après l’allocution d’ouverture de Madjid Meziani, membre de la section d’Aokas, une minute de silence a été observée à la mémoire de Mustapha Bacha. Par la suite, la parole a été donnée à Rachid Mazioua, membre du Bureau régional chargé du patrimoine, qui a présenté la nouvelle stratégie du Bureau régional, orientée vers la formation politique des militants. L’orateur indiquera que le IVe congrès du RCD, dont est issue une nouvelle et jeune direction, « n’est que l’aboutissement d’un quart de siècle de construction, de formation et d’engagement ». Il ajoutera que ce séminaire « est le prolongement d’un cycle de conférences et d’activités entamées par le Bureau régional dont l’objectif est d’inculquer les valeurs et les idéaux véhiculés par le discours du parti, de vulgariser le projet de société que défend notre Rassemblement et, enfin, de préparer les hommes et les femmes à être à la hauteur des responsabilités qu’ils seront appelés à assumer. »

    Lui succédant, Me Hakim Saheb, Secrétaire national à la communication, est revenu sur le combat de Mustapha Bacha et ses qualités, avant d’exposer la problématique de la refondation des institutions de l’Etat. Il axera son intervention sur deux points : la confusion idéologique et l’improvisation stratégique qui ont brouillé les repères et entravé une évolution politique et sociale sur la base des parcours, des repères et des projets clairement reconnus ainsi que sur l’émergence de l’idée d’un    « Etat unitaire régionalisé » comme alternative à « l’Etat jacobin » tel qu’hérité de la France coloniale et au centralisme démocratique, avec ses avatars tiers-mondistes, qui a montré ses limites dont les conséquences ont été désastreuses : une cohésion sociale et nationale malmenée, une démocratie locale quasi anémique, un déséquilibre régional aléatoire, un développement local disparate et une population sous administrée ressentant un fort sentiment d’injustice et de frustration.


  • L’orateur rappellera les prémices de cette idée, lorsqu’il y a vingt ans, le Dr Saïd Sadi écrivait dans «Réinventer novembre, plate-forme pour l’Algérie républicaine» que «la réforme administrative est un élément d’accompagnement essentiel pour la rupture politique». L’idée se concrétisera, ensuite, dans le Pacte pour la refondation nationale, proposé lors de l’université d’été de septembre 2001 à Tipaza. Ses contours ont été conçus et définis au IIIème congrès et affinés et clairement précisés lors du IVème congrès qui a eu lieu les 8, 9 et 10 mars dernier (voir les actes publiés par notre Rassemblement)


  • S'opposant à la tribalisation des institutions de l’Etat, la régionalisation telle que préconisée par le RCD, constitue la solution au régionalisme honteusement institutionnalisé et à l’impasse politique actuelle. Pour Me Saheb, il s’agit «de rompre avec ce modèle hérité du système colonial et s’appuyer sur celui de la territorialité bien comprise où la région sera conçue en tant qu’espace d’expression de la démocratie locale et en tant que pôle de développement et de rayonnement socioculturel». 


  • Le conférencier articulera sa proposition sur des schémas pratiques clairs. « L’Etat Unitaire Régionalisé, explique-t-il, aura à relier 15 capitales régionales, dotées d’organes législatif et exécutif, et qui constitueront des pôles de décision et de régulation. Quant à l’Etat central, il aura à se concentrer sur ses missions régaliennes telles que la défense nationale, les finances et la politique étrangère».

    Pour sa part, Me Lila Hadj Arab, Secrétaire nationale à la condition féminine, s’est longuement étalée sur l’engagement et l’apport du RCD pour l’émancipation de la femme algérienne avant de plaider en faveur de l’abrogation du code de la famille et la promulgation de lois civiles égalitaires. Abordant les prochaines échéances électorales, Me Lila Hadj Arab rappellera l’intérêt que revêt ce rendez-vous pour les militantes et les sympathisantes qui, dira-t-elle, y verront une opportunité pour s’affirmer politiquement, et ce quelle que soit la décision qui sera prise par le Conseil national. 


  • En conclusion, elle dira que «la femme algérienne doit prendre son destin en main pour éviter qu’elle ne soit réduite au statut de mineure à vie».

    Enfin, Boubekeur Derguini, Secrétaire national aux relations avec les instituions, a décortiqué les lois dites des reformes. Il relèvera, à cet effet, les anomalies, vices, défaillances et contradictions qui entachent ces lois. Citant l’exemple de la loi sur les partis politiques, il indiquera que celle-ci «est bien plus rétrograde et liberticide que la précédente. Idem pour la loi sur les associations, qui, au vu des procédures et entraves multiples qui y sont introduites, rend la création d’une association quasi impossible». S’agissant de la loi sur l’information, M. Derguini relève tout simplement que « ce texte contient dans sa quintessence autant de restrictions qui obstruent les journalistes dans leur noble exercice d’information et autant d’interdits, aggravés par le maintien de la pénalisation des délits de presse, qui seront suspendus telle l’épée de Damoclès sur la tête de chaque journaliste et qui vont les replacer dans le contexte politique et institutionnel de la chape de plomb qui a précédé la constitution de février 1989 ». 

    Lors des débats qui ont suivi les trois communications, les questions ont porté essentiellement sur les moyens et outils à mettre en œuvre afin de vulgariser le projet de l’E.U.R. Aussi, les intervenants ont manifesté leurs appréhensions et leurs inquiétudes sur la crise et statu quo actuelle des institutions et n’ont pas manqué d’insister sur la place que doit occuper la femme dans la gestion des affaires de la cité. Un appel est lancé à tout un chacun de participer à la mobilisation du collectif militant féminin pour les échéances futures.

 

 

SOURCE SITE DU RCD

AOUT 2012

 

 

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