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Mohamed Abderrahmani

Mohamed Abderrahmani

«le défunt était une école de journalisme de l'humilité dans la mesure où il était au-dessus de certaines contingences.

 

«Il a tout donné pour ce pays. Il avait le sens du devoir et de la responsabilité. Il avait du respect pour ce pays. C'était lui qui m'avait tout appris. Il m'avait aidé à faire mes premiers pas dans la presse. C'est quelqu'un qui s'est toujours distingué par le sens du devoir», un témoignage émouvant du journaliste Abdelkrim Tazarout, recueillis, hier, en marge de l'inauguration de la stèle dédiée à la mémoire du défunt Mohamed Abderrahmani, ancien journaliste et directeur du journal El Moudjahid.

 

Une initiative à mettre sur le compte de Mme Naâma Abbas, présidente-directrice générale du quotidien national d'information El Moudjahid, présente, hier, à Melbou pour officier cette inauguration marquée également par la présence des amis et de la famille du défunt et toutes les autorités civiles et militaires de la wilaya de Béjaïa.

 

Dans son intervention, Mme Abbas a eu beaucoup de mal à retenir son émotion en procédant à la lecture du parcours professionnel du défunt. Véritable référence nationale dans le domaine du journalisme et de l'engagement pour la cause nationale durant et après la guerre de Libération nationale 1954-1962, Mohamed Abderrahmani a été revisité, hier, à l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse qui coïncide avec le 22 octobre de chaque année.

 

Des figures emblématiques de la Presse nationale ont témoigné de la période durant laquelle il a travaillé avec eux. «Mohamed Abderrahmani, c'est le personnage qui mérite le mieux un hommage. Si je dois résumer le personnage en trois mots, je dirais que c'est un grand travailleur, loyal et modeste», a souligné Ahmed Hamadi, reporter photographe au sein du quotidien El Moudjahid qui n'a pas manqué de reconnaître l'apport et la grande compétence du défunt Mohamed Abderrahmani, qui a été de tout temps une valeur intrinsèque pour assurer le meilleur de soi à la tête du quotidien El Moudjahid. La présence de nombreux anciens journalistes et représentants locaux des différentes publications est le témoignage de la valeur du défunt qui a été lâchement assassiné le 27 mars 1995 par la horde islamiste et obscurantiste, à Hussein Dey à Alger. Homme de valeur, journaliste et responsable d'un journal au sens noble de l'éthique et de la déontologie, le défunt Abderrahmani accordait beaucoup d'importance, d'attention et de respect aux relations humaines et professionnelles au point que ceux qui ont partagé les dernières heures de la vie du défunt, se sont laissé emporter par l'émotion, allant jusqu'à ne pas pouvoir s'exprimer malgré l'insistance de la P-DG du quotidien El Moudjahid. C'est dire l'émotion suscitée par l'événement au point que même le président de l'APC de Melbou n'a pas caché sa volonté de faire mieux en indiquant qu'un terrain a été choisi pour l'implantation d'une distinction autrement plus importante pour Mohamed Abderrahmani, l'enfant de la région que des citoyens anonymes sont venus saluer en cette matinée pluvieuse d'octobre. «Même parti loin, sa mémoire a rappelé la pluie», ironisait un habitant de Melbou, présent sans invitation. Son fils Farès avait tout le mal du monde à prononcer ces quelques mots: «Je suis très honoré par cet événement. C'est très symbolique pour moi, mes frères et soeurs et toute la famille qu'une stèle soit inaugurée dans sa région natale. Je tiens à remercier toutes les autorités et toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la concrétisation de ce projet.» Son cousin, abondait dans le même sens «ça fait 20 ans après sa mort, aujourd'hui toute une génération qui ne le connaît pas est pourtant présente pour honorer sa mémoire. Elle découvre en même temps que ses valeurs». Ce sont là, quelques-uns des principes qui ont été défendus et mis en valeur par le défunt Mohamed Abderrahmani qui mérite plus qu'une stèle. D'ailleurs, le maire de la localité a annoncé déjà sa décision de baptiser la bibliothèque communale en son nom. Une manière de rappeler aux générations futures les valeurs du sacrifice pour la liberté et l'éthique du journalisme dans toutes ses dimensions, a-t-on indiqué. A noter que la matinée, une gerbe de fleurs a été déposée au niveau de la stèle de la Liberté d'expression «Saïd Mekbel» au niveau de la ville de Béjaïa à l'occasion de la Journée nationale de la presse. Les autorités de wilaya civiles et militaires ainsi que les représentants de la corporation étaient présents à ce rendez-vous.

 

Mars 2015

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