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ABDENOUR ABBAS : bio-ingénieur célébre

Abdennour Abbas

un jeune kabyle bioingénieur de 33 ans, originaire Makouda (Tizi Ouzou) a mis au point des biocapteurs ultrasensibles à base d’anticorps artificiels pour établir des diagnostics médicaux à domicile. Sa technologie consiste à faire des tests en utilisant de la sueur, de l’urine ou du sang pour diagnostiquer des pathologies. Il a conçu cette nouvelle méthode de détection qu’il a déjà testée avec succès dans son laboratoire de l’Université de Washington à Saint Louis (Etats-Unis).

 

 Le système mis au point par Abbas, qui a entamé ses études à l’université de Tizi-Ouzou (Kabylie) avant d’être formé à l’Université de Lille (France) où il a également obtenu un doctorat en sciences des matériaux et ingénierie, est basé sur la création et l’utilisation d’anticorps artificiels qui ‘s’impriment’ sur la surface de nanoparticules d’or. Ces nanostructures sont ainsi dotées de récepteurs capables de reconnaître un virus, des bactéries et des antigènes. En présence de pathogènes, ces nanostructures s’auto-assemblent et induisent, de par leur mouvement, un changement de couleur de l’échantillon qui indique à l’utilisateur un résultat positif.

L’aspect le plus impressionnant de la technologie conçue par Abbas est qu’elle est un milliard de fois plus sensible que les précédents capteurs basés sur des bandelettes de papier, permettant ainsi de détecter les pathogènes dès les premiers stades de l’infection.

Selon ce jeune chercheur kabyle, son système, extrêmement polyvalent « est capable de capter n’importe quel agent infectieux » à condition d’adapter les anticorps artificiels à la maladie à détecter. Il s’est donc fixé un objectif : faire des biocapteurs des dispositifs «populaires » pouvant être commercialisés «dans n’importe quelle pharmacie». Etant donné l’état de déliquescence des infrastructures médicales en Kabylie, par ailleurs quasi inexistantes, comme c’est le cas de beaucoup de régions amazighes laissées à l’abandon, il faut espérer que sa terre natale pourra en bénéficier.

Il est tout à fait regrettable qu’il faille que les génies de Kabylie (et d’ailleurs) soient dans l’obligation de fuir le pays, acquérir une autre nationalité pour pouvoir enfin apporter leur pierre à l’évolution des sciences et de la technologie.

 

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